L’interview de Kloé, chanteuse engagée

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L’interview de Kloé, chanteuse engagée ...

Chanteuse et ukuléliste révélée sur les réseaux sociaux, Kloé s’est faite connaître grâce à des réécritures engagées de chansons cultes, dans lesquelles elle dénonce les violences conjugales et les oppressions systémiques. Autodidacte, militante et profondément habitée par l’urgence de dire, elle utilise la musique comme un espace de réparation, de colère et de transmission. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, son rapport à la création, la force politique des reprises et la place essentielle que la musique occupe dans sa vie.

Comment la musique est-elle entrée dans ta vie ? Tu te souviens du tout premier moment où tu t’es dit : « ça, c’est pour moi » ?

Je ne saurais pas vraiment identifier un moment précis. J’ai toujours baigné dans la musique grâce à ma famille, et elle a toujours fait partie de mon quotidien. J’ai beaucoup écouté de musique depuis l’enfance, et surtout, j’ai toujours énormément écrit.

Au départ, mon rapport à la musique passait davantage par l’écriture que par le chant. Puis, en découvrant certaines chanteuses, l’envie de chanter est venue naturellement, presque comme une évidence.

Le véritable tournant s’est produit il y a environ un an et demi. J’ai eu un accident et je me suis dit que je ne voulais pas mourir sans avoir au moins essayé de vivre de ce que j’aime. C’est à ce moment-là que la musique a cessé d’être seulement une passion intime pour devenir un projet plus sérieux.

kloé

As-tu appris la guitare et le chant de manière autodidacte ou accompagnée ? Qu’est-ce que ça a changé dans ta façon de créer ?

J’ai tout appris en autodidacte. Je n’ai jamais pris de cours de chant ni de guitare: je me suis formée seule, principalement grâce à des tutoriels sur YouTube.

J’ai appris les accords par cœur, sans vraiment passer par la théorie musicale. Je ne suis pas une musicienne « technique » au sens classique du terme, que ce soit au ukulélé ou au piano, mais ces instruments me servent avant tout à m’accompagner lorsque je chante.

Parfois, je me demande où j’en serais si j’avais eu un professeur. Je pense que j’aurais aujourd’hui davantage de bases en théorie musicale, ce qui m’aiderait sans doute à mieux comprendre ce que je fais. En revanche, je ne suis pas certaine que cela aurait profondément changé ma manière de créer, car la création reste pour moi quelque chose de très personnel et instinctif.

Y a-t-il eu des artistes, des chansons ou des rencontres qui ont été décisives dans ton apprentissage ?

Il y a eu des influences, même si aucune ne m’a réellement « poussée » à me lancer à un moment précis. C’est un peu cliché, mais des artistes comme Ariana Grande, Demi Lovato, ou encore l’univers de Camp Rock ont clairement nourri mon envie de chanter et de danser.

Cela dit, je ne pense pas qu’il y ait eu une rencontre ou un artiste déclencheur unique. Mon rapport à la musique s’est plutôt construit autour de mes propres capacités et de mon ressenti. J’ai toujours aimé jouer d’un instrument, et dans ma façon d’écrire comme de produire, je trouvais que les choses venaient assez naturellement.

Je me suis simplement dit que si cela me semblait relativement simple et fluide, alors autant essayer d’en faire quelque chose de plus sérieux.

Je joue du ukulélé depuis environ cinq ans, c’est vraiment l’instrument qui m’accompagne au quotidien. Je pratique aussi un peu le piano depuis un à deux ans, mais le ukulélé reste mon principal outil de création.

Quelles ont été les plus grandes difficultés dans ton parcours musical, et comment tu les as traversées ?

Je dirais que je suis encore au tout début de mon parcours, donc les difficultés que je rencontre aujourd’hui sont surtout liées à la carrière d’artiste en elle-même. C’est un milieu très concurrentiel, et il est parfois difficile de comprendre comment se démarquer, comment trouver sa place. En revanche, concernant l’apprentissage musical, je trouve que les choses sont beaucoup plus accessibles aujourd’hui. La musique est plus démocratisée : entre les tutoriels en ligne, YouTube ou les structures de cours à distance, il est relativement facile de se former.

Je n’ai donc pas rencontré de grandes difficultés techniques, à l’exception de la théorie musicale, qui reste pour moi le point le plus complexe. C’est quelque chose que je maîtrise moins, que je connais peu, et qui peut parfois me sembler un peu rébarbatif, ce n’est clairement pas pour moi la partie la plus ludique du processus, même si je dirais qu’aujourd’hui cette partie commence à rentrer petit à petit dans mon processus de création

Est-ce que ton rapport à la musique a évolué avec le temps dans la manière de jouer, d’écrire ou de t’exposer ?

Oui, beaucoup. Avant, je faisais de la musique principalement pour le plaisir, sans pression. Aujourd’hui, comme j’ai l’objectif d’en faire mon métier et d’en vivre, une forme de pression s’est forcément ajoutée.

Même si cela reste un métier passion, la musique est devenue un véritable travail. J’adore toujours autant la partie créative et je continue de créer avec le cœur, mais il y a tout un aspect plus contraignant qui s’est imposé : l’administratif, la stratégie, le marketing.

Quand on n’a pas l’habitude de ces domaines, ce n’est ni évident ni particulièrement enthousiasmant, même si ça peut parfois devenir un jeu. Les réseaux sociaux et les algorithmes imposent un rythme constant : si tu ne postes pas pendant deux semaines, tu perds en visibilité. Il faut toujours faire plus, même quand on a déjà l’impression de donner le maximum.

Je suis accompagnée par un manager que j’ai rencontré il y a longtemps, mais avec qui je travaille réellement depuis peu. Le fait d’être entourée rend les choses beaucoup plus simples et plus claires, même si ça ne veut pas dire que je me repose : au contraire, ça me pousse à être encore plus rigoureuse et investie.

Tu t’es fait connaître notamment grâce à une réécriture engagée de Le vent nous portera : qu’est-ce qui t’a donné envie de détourner cette chanson précisément ?

Je connaissais cette histoire de loin, parce que j’étais encore enfant quand les faits ont eu lieu. Il y a aussi eu la sortie du film Ma vie de Courgette, avec la version chantée par Sophie, qui a remis cette chanson en circulation d’une autre manière.

Mais surtout, au même moment, je voyais beaucoup d’extraits d’interviews de Lio ressortir sur les réseaux sociaux. Ça m’a profondément marquée. Lorsqu’elle a pris la parole pour défendre son amie, elle a été violemment attaquée, décrédibilisée, écrasée médiatiquement.

Aujourd’hui, on a davantage de liberté de parole, on est plus écoutées, et on a la chance de pouvoir aborder ces sujets sans être immédiatement réduites au silence, même si les haters existent toujours. Je trouvais profondément injuste que des gens continuent à reprendre et à célébrer une chanson écrite par un meurtrier, sans jamais questionner son origine ni ce qu’elle véhicule. À ce moment-là, j’ai ressenti le besoin d’écrire ma propre version, pour reprendre la parole là où elle avait été confisquée.

Quand tu réécris une chanson existante, par quoi tu commences : le texte, l’émotion, la colère, l’urgence ?

Ce sont toujours les émotions qui parlent en premier. Mon fonctionnement est assez simple : j’ai une sorte de stock mental de chansons problématiques, ou écrites par des personnes problématiques. Et il y en a énormément, donc la matière ne manque pas. Pour l’instant, je me tourne surtout vers les chansons les plus connues, celles qui font partie de l’imaginaire collectif.

Récemment, par exemple, j’ai réécrit Poupée de cire, poupée de son, chantée par France Gall mais écrite par Serge Gainsbourg, qui était lui aussi très problématique. J’ai pris en compte le fait qu’elle a été manipulée, qu’elle chantait des paroles et des images qu’elle ne comprenait pas réellement.

J’ai donc choisi d’en faire une version plus explicite, moins métaphorique, pour que les gens réalisent que ce qu’ils trouvent beau ou poétique est en réalité beaucoup plus violent qu’ils ne le pensent. De manière générale, c’est toujours l’émotion qui déclenche l’écriture et très souvent, c’est la colère.

Qu’est-ce que les reprises t’autorisent à dire ou à faire, que tes propres chansons ne permettent pas toujours ?

Les reprises me permettent de m’appuyer sur des chansons que tout le monde connaît. Des titres que les gens ont chantés pendant des années, parfois sur plusieurs générations, des chansons dites « intemporelles » qu’on entend encore dans les mariages ou les fêtes.

J’aime utiliser ces chansons là parce que le public a déjà un lien affectif avec elles. L’idée, c’est de capter l’attention de quelqu’un qui pense écouter une chanson familière, presque rassurante. Puis, en détournant les paroles, faire passer un message.
C’est une manière de provoquer un décalage : les gens reconnaissent la mélodie, mais le texte les oblige à écouter autrement, à remettre en question quelque chose qu’ils n’avaient jamais interrogé auparavant.

Peux-tu nous parler de tes projets musicaux actuels ou à venir ? Y a-t-il une direction artistique qui se dessine ?

Ma direction artistique se précise petit à petit, vraiment étape par étape. Je prends le temps de la construire, sans me précipiter. Ce qui est certain, c’est que mes sujets seront majoritairement militants. J’ai envie de défendre les minorités, de dénoncer les oppressions systémiques et les problèmes de société, de parler de ce dont on ne parle pas encore assez. Je parle beaucoup des femmes, parce que c’est un sujet central pour moi, mais je souhaite toucher bien plus largement : les personnes queer, les personnes racisées, et toutes celles et ceux qui se sentent mis·es de côté.

J’aimerais aussi créer des ponts entre les différentes minorités, montrer que les luttes sont liées. C’est à la fois très exutoire pour moi et profondément nécessaire. Faire de la musique engagée, c’est ma manière de dire aux gens qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils sont compris.

Avec les retours que je reçois, j’aile sentiment de commencer à trouver mon public. Savoir que mes chansons peuvent apporter du réconfort, même quelques minutes sur les réseaux, me rend vraiment heureuse.

Mon objectif, bien sûr, est aussi de sortir mes propres morceaux. J’ai encore beaucoup de travail à faire pour trouver ma patte sonore et affiner ce que j’ai envie de proposer musicalement. Cette année, des chansons sortiront, c’est certain mais je ne sais pas encore lesquelles ni à quel moment.

Ta musique aborde des sujets forts comme les violences conjugales et les oppressions systémiques : est-ce un choix conscient dès le départ ou quelque chose qui s’est imposé à toi ?

C’est une bonne question ... Je pense que ça s’est plutôt imposé à moi. Au départ, j’écrivais en anglais et j’abordais déjà la place des femmes, sans parler explicitement des violences conjugales. Mais en entrant un peu plus dans l’industrie musicale, et en observant le fonctionnement des réseaux sociaux, on se rend compte que tout est encore largement pensé pour les hommes.

Ça donne envie de péter un câble et de commencer à dire les choses. L’écriture a toujours été un exutoire pour moi. Chez moi, on ne parle pas beaucoup, donc j’ai appris très tôt à passer par les mots pour exprimer ce que je ressentais. Je me suis dit que j’allais aborder en musique tous les sujets qu’on m’empêchait d’aborder autour de la table familiale ou avec des personnes fermées d’esprit. Des sujets sur lesquels on ne te prend pas au sérieux, ou qu’on balaie d’un revers de main.

Faire de la musique engagée s’est donc imposé comme une évidence. Ce n’était pas vraiment un choix stratégique, mais plutôt une nécessité.

Est-ce que tu te considères comme une artiste militante, ou simplement comme quelqu’un qui raconte ce qu’il ou elle voit et vit ?

0ed57f62-91b3-45cf-b70f-ed08f0657c22Oui une artiste militante évidemment, mais je pense que les deux vont de pair. Ce sont des choses qui vont naturellement ensemble. Je ne fais pas de la musique engagée de manière théorique ou distante : je parle de réalités concrètes, observées, vécues ou ressenties. Je milite pour que l’on ait plus de place, plus de voix, plus d’espace pour dire ce qui dérange.

Comment fais-tu pour transformer des sujets lourds ou douloureux en chansons sans t’y perdre émotionnellement ?

Je m’y perds émotionnellement justement (rires) mais j’accepte que ça fasse partie du processus.

À chaque chanson, c’est un peu comme une séance de thérapie. Par exemple, lorsque je travaille sur des sujets comme Cantat, je replonge dans toute l’histoire : ce qui s’est passé, le silence imposé à certaines voix, la manière dont Lio a été empêchée de parler, ce qui est arrivé à Marie ou à Kristina. Tout ça me révolte profondément. Je trouve ça terrible que l’on vive encore dans un système qui glorifie les violences conjugales ou qui ferme les yeux dessus. Cette colère, cette tristesse, je les transforme en mots, en musique.

Quand la chanson est terminée, enregistrée, prête à être partagée, je ressens une forme d’apaisement. Écrire et diffuser ces morceaux, c’est comme prendre mes émotions, les poser quelque part, et m’en libérer partiellement. Je me perds dans mes émotions au moment de l’écriture, mais le fait de les offrir aux autres me permet ensuite de reprendre un peu de distance.

As-tu déjà eu des retours —positifs ou violents — qui t’ont particulièrement marquée suite à tes prises de position ?

Oui, notamment après la réécriture autour de Cantat. J’ai reçu énormément de retours, et beaucoup étaient très forts émotionnellement.

J’ai notamment reçu des messages de femmes qui avaient vécu des violences conjugales. Elles me racontaient leur histoire, me disaient à quel point la chanson leur parlait et me remerciaient d’avoir osé faire ce travail. C’était à la fois extrêmement touchant et très lourd à porter. Je ne me sentais pas forcément légitime à recevoir autant de confidences, même si j’étais profondément émue qu’elles se sentent suffisamment en confiance pour se livrer à moi.

Mais il n’y a pas eu que du positif. J’ai aussi reçu des messages très violents, jusqu’à des menaces de mort, notamment sur Facebook.
À ce moment-là, c’est allé assez loin et j’ai ressenti le besoin de couper complètement pendant deux ou trois jours pour prendre du recul.

Quand tu postes sans imaginer que ça va toucher autant de monde, et que tu te réveilles le lendemain avec 600 000vues, c’est extrêmement intense. Surtout quand tu n’as pas l’habitude de cette exposition. J’ai continué à lire les messages, mais sans répondre immédiatement, le temps de digérer ce qui se passait.

Penses-tu que la musique peut réellement participer à faire évoluer les mentalités ? Et si oui, à quelle échelle ?

Ouais carrément, je ne sais pas à quelle échelle mais je pense qu’individuellement déjà ça peut aider des gens et puis pour faire évoluer les mentalités, je pense que démocratiser certains sujets en chansons ça aide. Notamment quand les chansons deviennent virales et qu’elles sont quand même explicites, ça tombera forcément dans l’oreille de quelqu’un qui n’est pas ouvert de base à ce genre de sujet. Mais je pense qu’il y a quand même une limite à la compréhension parce que ça reste souvent métaphorique et sur quelqu’un qui n’a pas envie d’évoluer ou qui est très conditionné, je doute que la musique puisse avoir un impact vraiment sensationnel, mais peut-être par le biais de l’entourage ! Si par exemple une femme écoute souvent ma chanson peut être que son copain sera amené à l’entendre et donc à s’intéresser au sujet.

Quelle place occupe la musique dans ton quotidien, en dehors des réseaux ?

En ce moment, la musique prend énormément de place dans mon quotidien.
Si je devais résumer mes journées, ce serait assez simple : je me lève, je mange, et je vais faire de la musique. Même dans les moments les plus anodins, elle est toujours là. Sous la douche, par exemple, je fais déjà mes exercices de chant, je réfléchis à ce que je vais travailler. J’essaie vraiment de rentabiliser chaque moment de la journée pour avancer. Quand j’ai besoin de décompresser, en revanche, je me tourne vers d’autres formes de création. Je fais beaucoup de poterie, de crochet, de peinture, et plus largement d’activités manuelles. Ça me permet de couper un peu, de poser mon cerveau, tout en restant dans quelque chose de créatif et apaisant.

Quel est ton parcours scolaire, est-ce que tu as fait une formation littéraire ?

Pas du tout, et même assez loin delà, c’est plutôt chaotique (rires). À la base, je voulais faire un bac pour devenir architecte, mais on m’a orientée vers un stage passerelle parce que j’étais considérée comme une cancre et que je ne faisais pas grand-chose à l’école. Finalement, j’ai fait un bac vente, qui ne me sert absolument pas aujourd’hui. C’était censé me diriger vers des métiers comme VRP, donc rien à voir avec la musique.

Je pense que ce qui nourrit vraiment mon écriture ne vient pas de mon parcours scolaire, mais plutôt de ce que je lis, de ce que j’écoute, et de tout ce qui m’entoure au quotidien.

Comment protèges-tu ton énergie et ta sensibilité dans un univers parfois très exposant ?

Je pense que j’ai été, malgré moi, un peu « vaccinée » très tôt par mon environnement familial. Quoi que je fasse, j’ai toujours été critiquée : que ce soit quelque chose dont j’étais fière ou non, petit ou grand, ça n’allait jamais vraiment.

Les réseaux sociaux fonctionnent un peu de la même manière. Je me répète souvent que j’aurai toujours des retours négatifs, quoi qu’il arrive. Après la réécriture autour de Cantat, j’ai reçu énormément de messages et de commentaires violents. Je lisais tout, mais je me répétais sans cesse cette phrase : « Je n’accepte pas les critiques de ceux dont je n’accepterais pas les conseils. »

Aujourd’hui, à part les critiques réellement constructives, ça ne m’atteint plus autant. J’ai appris à faire la différence entre ce qui mérite d’être entendu et ce qui doit simplement être ignoré.

Est-ce qu’il t’arrive d’écrire sans jamais publier, juste pour toi ?

Oui, énormément. À la base, c’était même presque uniquement pour ça que j’écrivais.

L’écriture est un exutoire : elle me permet de mettre des mots sur ce que je ressens et d’y voir plus clair. Tout ce que j’écris n’a pas vocation à devenir une chanson. Certaines choses sont trop brutes, trop intimes, presque comme un journal personnel. Ces textes là restent pour moi. Ils me servent à comprendre ce que je traverse, sans avoir besoin de le transformer ou de l’exposer.

Si tu pouvais reprendre ou réécrire une chanson totalement inattendue, laquelle ce serait ?

Il y en a déjà beaucoup que je réécris et qui sont assez explicites, donc les gens m’attendent un peu là-dessus. Mais en ce moment, il y a une chanson qu’on me demande énormément : Les Serviettes de Patrick Sébastien. Elle est hyper problématique, mais de manière très subtile. Il y a beaucoup de métaphores, et les gens pensent que c’est une chanson super cool, festive, alors que pas du tout.
Au départ, j’avais dit que j’allais en faire une simple cover, mais finalement, je vais la réécrire complètement.

Plutôt écrire à 2h du matin ou en plein après-midi ?

Je n’ai aucun rituel d’écriture, c’est vraiment au feeling. Je peux être devant la télé à regarder Quatre mariages pour une lune de miel, et d’un coup, un détail me donne une idée et je me mets à écrire. Pour la réécriture autour de Cantat, par exemple, j’étais… aux toilettes. (rires) Donc si je devais choisir, clairement plus 2h du matin que 14h.

Comment tu vois ta première scène ?

Je pense que je serai très stressée, parce que je suis quelqu’un d’anxieux de base.
Mais j’ai prévu de m’y préparer progressivement, notamment en allant chanter dans des bars, lors d’open mics ou de petits événements du genre.

La chanson qui te donne instantanément envie de chanter à tue-tête, même dans un lieu public ?

Honnêtement, il y en a plein. C’est très cliché, mais par exemple Balance ton quoi d’Angèle, je la chantais tout le temps. Je n’écoute pas uniquement des chansons engagées : j’écoute aussi beaucoup de chansons d’amour, même si ce n’est pas mon sujet principal. Et si je vais à Auchan, je connais absolument toutes les chansons qui passent (rires)

Est-ce que tu trouves d’autres artistes avec lesquels échanger ?

Oui, complètement, et c’est d’ailleurs ce que je préfère sur les réseaux sociaux.
L’algorithme me propose souvent des comptes qui évoluent dans la même niche que moi, ce qui m’a permis de découvrir énormément d’artistes que j’adore.

J’ai pu échanger avec des artistes comme Anaïs MVA et AMALIA et surtout nouer de vraies amitiés avec des artistes émergents, un peu comme moi. Par exemple, Nicolas Fantom (@nicolasfantom), j’ai passé une semaine chez lui et on a fait plein de covers et on est devenu très amis. Il y a aussi Helia (@helia.mp3), qui fait beaucoup de réécritures de chansons très engagées. On échange souvent sur le métier, on se donne des conseils, du soutien et beaucoup de force. Ce lien entre artistes est hyper précieux pour moi.

Si ta musique avait une couleur, ce serait laquelle ?

Le orange ! C’est ma couleur préférée, parce que je la trouve à la fois joyeuse et nostalgique.

Ça me fait penser à un coucher de soleil, face à la mer, quand tu cogites énormément sans trop savoir pourquoi. J’aime cette dualité : être parfois très triste, tout en étant quelqu’un de profondément solaire, qui aime rire de tout. C’est exactement ce contraste que j’essaie de mettre dans ma musique.

À travers ses chansons, ses réécritures et ses prises de parole, Kloé trace un chemin singulier :celui d’une musique qui refuse de détourner le regard. Entre colère assumée et désir de réparation, elle transforme les silences en mots et les mélodies familières en outils de conscientisation.

Encore au début de son parcours, elle construit pas à pas une œuvre engagée, guidée par la nécessité plus que par la stratégie. Une musique pensée comme un espace de partage, de réconfort et parfois de friction, qui rappelle que l’art peut aussi être un lieu de résistance et que chanter, parfois, c’est déjà agir. Pour la suivre, rendez-vous ici. 

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