Elle s'appelle Alison Shawenda Rivière, elle est née à Saint-Joseph à l'île de la Réunion, et sa musique ressemble à un voyage — entre le maloya doux de son île natale, la soul chaleureuse d'Etta James et la poésie d'Aznavour. [A l’âge de 28 ans, elle sortait ] son premier EP Noctambule, un disque intime et lumineux qui l'a révélée au grand public après qu’ un extrait de son titre Médusa a enflammé les réseaux sociaux. Rencontre avec une artiste solaire, humble et profondément sincère.
Il y a des voix qu'on entend une fois et qu'on n'oublie plus. Celle de Shawenda est de celles-là — chaude, poétique, habitée. Avant de découvrir qui elle est vraiment, prenez deux minutes pour écouter Médusa ou Un seul mot. Puis revenez. Vous comprendrez pourquoi cette interview avait quelque chose d'évident.
Avant de commencer, peux-tu nous expliquer pourquoi tu as changé de nom de scène ? Tu t'appelais Shaaw avant, non ?
Oui, en fait mon vrai nom c'est Alison Shawenda Rivière. Au tout début, quand j'ai sorti mes premières chansons sur les plateformes de streaming, c'était sous le nom d'Alison Shawenda, en collaboration avec des artistes de l’île de La Réunion, pour une reprise. Ensuite il fallait trouver un vrai nom de scène, et j'ai d'abord choisi Shaaw — je me disais que Shawenda c'était peut-être un peu trop « exotique », je ne l'assumais pas trop. Et finalement j'ai tranché pour Shawenda parce que c'est mon deuxième prénom et que je le trouve finalement unique.
Et il a une signification particulière ?
Non, pas vraiment. Ma mère m'a eu très jeune, elle avait 16 ans et demi. Et depuis ses 13 ans, elle savait que si elle avait une fille, elle l'appellerait Shawenda. Elle avait vu ce prénom dans un film et elle n'avait plus lâché l'idée. Donc il n'y a pas de signification précise, c'est juste un prénom qu'elle a adoré.
On raconte que petite, tu utilisais la télécommande familiale comme micro. C'est ton tout premier souvenir musical ?
Oui, vraiment ! Je chantais surtout devant ma famille, c'était mon premier public. Et je voyais que les gens étaient assez émerveillés, assez intéressés. Ma famille m'a beaucoup soutenue dès le départ. [Je n’avais] pas du tout honte de me donner en spectacle avec ma télécommande et de reproduire des chorégraphies que je voyais à la télé. Et puis dans ma famille, tout le monde chante beaucoup. Dès qu'il y avait un événement — un anniversaire, un mariage — c'était karaoké obligatoire !
Ils t'ont transmis la passion donc. Est-ce qu'il y a d'autres musiciens professionnels dans ta famille ?
Non, personne. Je suis étonnamment la toute première à me lancer dans la musique. Parce qu'initialement, ce qu'on me disait, c'est qu'être chanteuse ce n'est pas vraiment un métier, que c'est bien d'avoir cette passion mais qu'il faut quelque chose de plus stable. Donc j'ai d'abord fait des études de professorat. J'étais professeure des écoles, en maternelle et en élémentaire, je faisais des remplacements.

Pas de rapport avec la musique donc ! Quoique… avec les petits, tu pouvais quand même leur chanter des chansons ?
Ah oui, j'étais la maîtresse avec la guitare ! Ce qui était génial, c'est que j'étais souvent en remplacement, donc je n'avais pas toujours les mêmes classes sur le long terme. Et les jours où j'arrivais dans une nouvelle classe, je prenais ma guitare pour faire connaissance avec les enfants, pour qu'ils se sentent un peu plus en sécurité. C'est un instrument qui fascine, assez accessible et qui plaît vraiment. C'était parfait pour une première prise de contact — les enfants adorent chanter !
Et justement la guitare, tu l'as apprise seule ou avec des cours ?
Totalement en autodidacte ! Je l'ai eue en cadeau pour mes 20 ans à peu près, parce que je voulais un instrument pour m'accompagner au chant. La guitare c'était ce qu'il y avait de plus abordable économiquement. J'ai acheté La guitare pour les nuls, j'ai appris avec des livres, des CD et des tutos sur Internet. Et avec trois accords, tu peux déjà faire pas mal de choses !
Et le chant, tu as commencé vraiment à quel âge ? As-tu pris des cours cette fois ?
Je chante depuis toute petite, comme je te disais. La toute première chanson que j'ai dû chanter c'était My Heart Will Go On de Titanic. Vers mes 14 ans, avec l'arrivée de Facebook, je m'enregistrais avec un tout petit micro de casque, que ce soit sur YouTube ou Facebook. Et puis vers mes 20 ans, j'ai eu un vrai micro d'enregistrement et là ça a été un déclic énorme — je pouvais vraiment m'entendre en direct et ça a lancé une grosse progression. Après ça, je me suis dit qu'il fallait que je contacte des professeurs, et j'ai commencé à prendre des cours de chant vers 22 ans.
Avec un prof particulier ou dans un conservatoire ?
Des professeurs particuliers. Et ce qui était vraiment bien, c'est qu'à chaque fois j'ai pu tester des profs différents, ne pas rester avec une seule personne sur toute la durée. J'ai fait des séances d'une dizaine de cours environ avec chaque prof, et à chaque fois il y avait des petites choses qui se débloquaient parce que tout le monde avait une vision un peu différente du chant. J'en ai eu cinq en tout — Angelina, Elina, Luce-Aurore… Elles se sont toutes adaptées à moi, plutôt vers l'univers soul jazz, même si ce n'était pas forcément leur spécialité. Parce que l'interprétation, la façon de positionner sa voix, ce sont des choses transversales qui se retrouvent dans tous les styles.
Est-ce qu'avoir des profs t'a vraiment aidée, toi qui avais beaucoup appris seule ?
Pour moi c'est primordial à un moment donné. Être autodidacte c'est bien, mais tu vas forcément être limitée par tes propres capacités. Selon moi, on n'apprend vraiment bien que par les autres, parce que ce sont eux qui te font prendre conscience de tes propres limites.
Vous aussi vous rêvez d'apprendre le chant ou la guitare ? Comme Shawenda, tout commence par une première note, un premier accord. Les professeurs Allegro Musique se déplacent directement chez vous, à votre rythme et selon vos goûts musicaux.
Découvrez nos cours de musique à domicile →
Ta musique mélange plein d'univers — le Maloya, la variété française, le reggae, le jazz, la soul. Comment tu fais cohabiter tout ça ?
Ça part déjà de mes goûts musicaux, j'écoute vraiment de tout. Là où ça devient compliqué, c'est que quand on te demande ce que tu fais, tu dois forcément rentrer dans une case. Donc je me définis plutôt comme une chanteuse soul et latin-jazz. Mais toutes les sonorités me plaisent ! Quand j'écris, je me dis : pourquoi cette grille d'accords me plaît ? Et ensuite j'essaie de positionner des mots dessus. Avec les mots, tu peux utiliser tous ceux que tu veux, ça ne rentrera pas dans un style particulier.

Tu as des origines réunionnaises ?
Oui, je suis née à Saint-Joseph, à l'île de la Réunion. Et on baignait vraiment dans beaucoup de styles différents : de la musique traditionnelle réunionnaise bien sûr, mais aussi beaucoup de variété française, un peu de reggae, un peu de tout.
Le Maloya a donc bercé ton enfance ?
Oui. Pour bien expliquer, le Maloya c'est un style avec des percussions très prononcées — c'était le chant des esclaves réunionnais durant la période d'esclavage. C'est un rythme assez dansant. Mais il existe une forme de Maloya plus doux sur l'île, et c'est plutôt celui-là que j'intègre dans mes chansons, notamment dans ma reprise qui s'appelle L'Odeur de mon pays, d'un groupe traditionnel réunionnais qui s'appelle Ousanousava. J'aime beaucoup ce style parce [qu'on y retrouve] beaucoup d'intensité et de chaleur.
Y a-t-il un moment précis, un concert, un titre, qui t'a fait dire que c'était ça que tu voulais faire de ta vie ?
Oui ! C'était un festival de jazz à Saint-Raphaël. J'ai vu une chanteuse qui s'appelle Kimberose, qui était en première partie de Lubiana. Et en fait j'ai réussi à m'identifier à ces femmes-là — des femmes jeunes, métisses, qui chantaient avec tellement de sérénité. C'est à ce moment-là que je me suis dit : si ça se trouve, moi aussi je pourrais faire ça ! Je crée déjà des chansons, il faudrait juste que je rencontre les bonnes personnes, que je me structure, et peut-être que je pourrais y arriver un jour. C'est ce moment qui a été le vrai déclic.
Et tu as même eu la chance de partager la scène avec Lubiana après ça ?
Oui, c'était une boucle bouclée ! Un jour on m'a appelée pour faire l'ouverture d'une soirée aux Docks 40 à Lyon, en partenariat avec Jazz Radio. J'accepte, et après je vois sur Internet qu'il y a Lubiana et Kimberose à l'affiche ce soir-là. Au début, j’ai même pensé à une erreur : je m’étais dit qu’ils avaient oublié de me déprogrammer ! J'ai appelé le Directeur de la radio en lui disant que j'avais compris que c'était mort pour cette date, et il me répond : "Mais non, c'est toi qui fais l'ouverture !" J'étais complètement paniquée et en même temps trop contente. Et Lubiana ce soir-là, était d'une bienveillance incroyable. Elle m'a dit : "T'inquiète pas, on sera tous là pour t'écouter, ça va être magnifique." Un vrai soleil.
Parlons de ton premier single, Payanké, chanté en français, en anglais et en créole. Est-ce que chaque langue apporte une émotion différente pour toi ?
Honnêtement, je ne réfléchis pas vraiment en termes d'émotions. Je suis passionnée des langues et je trouve ça vraiment cool de jouer avec les sonorités. Si un mot sonne mieux en anglais, je le mettrai en anglais ; si c'est mieux en créole, ce sera en créole. C'est plutôt une question de feeling, de beauté de la langue. Et puis j'aime l'idée que ça puisse toucher des gens partout dans le monde — j'ai vu une de mes chansons être écoutée au Brésil, en Asie, aux États-Unis…
Et l'EP Noctambule — c'est quoi l'histoire derrière ce projet ?
Tout est parti du clip de Médusa que j'avais posté sur les réseaux. Il a complètement dépassé mes attentes — il a été partagé par une illustratrice qui s'appelle Noémie FACHAN (@maedusa_gorgon), dont la communauté est incroyable. Elle a fait un portrait de moi en disant "voici la Gorgone Shawenda" et là j'ai explosé : je suis passée de 400 abonnés à 7000 en très peu de temps. Mon téléphone recevait des notifications à la seconde, je te promets que j'ai eu peur ! Et là je me suis dit qu'il fallait que je me structure, que je sorte cette chanson correctement et que je crée un fil conducteur avec un EP entier. Voilà comment est né Noctambule.
Pourquoi avoir choisi Médusa pour ton tout premier clip ?
Je suis une grande passionnée de mythes grecs. J'avais juste envie d'écrire un petit poème sur Méduse parce que je trouve son histoire passionnante et il y a tellement de récits différents autour d'elle. Ça a commencé comme ça, un petit poème un peu musical. Et puis j'ai pris ma caméra, je me suis habillée, j'ai tourné dans mon salon. Voilà ce que ça a donné ! Avec l’ampleur que la chanson a pris sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il fallait faire un clip. J’ai appelé mes amis : Clément, Paul et Loan pour réaliser tout ça.
Et le titre Noctambule, pourquoi cette thématique de la nuit et des rêves ?
Parce que j'écrivais beaucoup le soir. Et le soir, il y a beaucoup de choses qui remontent : des questionnements sur ta vie, des petites angoisses, une vraie introspection. Pour moi c'était important de commencer par ça, parce que dans la vie de tous les jours je suis
quelqu'un d'assez solaire, tourné vers les autres, j'aime beaucoup l'humour. Et je me cache souvent derrière ça. Donc c'était important de commencer par me dévoiler un peu, de montrer mes failles, pour qu'ensuite ce soit plus facile d'aborder des sujets plus légers.
Tu parles aussi beaucoup d'ego et d'orgueil dans tes chansons. Pourquoi ce sujet revient-il autant ?
Je crois qu'on est tous confrontés à l'égo et à l'orgueil à un moment ou un autre. Et pour moi il est plus facile d'explorer ces émotions en me mettant dans un personnage. Un seul mot, par exemple — dans cette chanson je pousse à l'extrême le personnage d'une femme totalement orgueilleuse qui peut partir en vrille pour un seul mot. Je cristallise une émotion que j'ai peut-être ressentie à un moment, je la pousse à son paroxysme dans la chanson et je l'incarne. Plutôt que de la vivre vraiment dans la vie de tous les jours, où je serais certainement incapable de me comporter ainsi !

Est-ce que tes chansons parlent toujours de toi, ou tu t'inspires aussi des émotions des autres ?
Les deux ! Je me considère comme quelqu'un d'assez empathique, j'arrive assez facilement à me mettre à la place des autres. Dans Médusa par exemple, j'ai essayé de me mettre dans la peau d'une personne totalement exclue de la société alors qu'elle n'avait rien demandé. Mais pour des chansons comme Belle la vie, Dommage ou Un seul mot, c'est vraiment des émotions que j'ai vécues. Belle la vie commence par "Maman je n'aime pas mon reflet" — je l'ai écrite parce que j'avais fait un shooting photo et je me trouvais vraiment laide ce jour-là. On traverse tous des période de doute, c'est normal. Mais quand je parle de moi, j'essaie quand même de rester assez imagée pour que tout le monde puisse s'identifier.
Comment tu travailles concrètement — tu pars d'un texte, d'une mélodie, d'un accord ?
Au début c'était plutôt la mélodie qui m'inspirait. Je partais de quelques grilles d'accords, et ensuite je fredonnais des top lines par-dessus. Depuis peu, j'essaie vraiment de donner la même place au texte. Je me dis : j'ai envie de raconter cette histoire, et maintenant comment est-ce que je l'imbrique pour que ça sonne, pour que les mots soient jolis et cohérents et que ça rentre dans la grille musicale. Je vois l'écriture vraiment comme un jeu et un petit défi !
Tu composes seule ou tu aimes collaborer ?
C'est ma grosse limite, je suis une piètre guitariste et une piètre pianiste ! Je trouve quelques bases d'idées, mais je me retrouve vite limitée. Donc je fais appel soit à des compositeurs extérieurs, soit j'achète des instrumentales sur YouTube où il y a une banque de données infinie dans tous les styles. Pour Noctambule par exemple, c'est un mix entre des instrumentales achetées sur YouTube et des collaborations avec des amis compositeurs, dont un ami de la Réunion qui s'appelle Matthieu Magrit, qui joue de la guitare et de la basse.
Est-ce qu'il y a des artistes avec qui tu rêverais de collaborer ?
Il y a un rappeur que j'aime beaucoup, il s'appelle Luigi, il fait des trucs un peu contemporains. J'aime beaucoup ce qu'il fait. Et sinon mes collaborations de rêve… c'est compliqué parce que tous les artistes que j'admire le plus sont malheureusement décédés ! J'adore Marvin Gaye, mais c'est trop tard pour une collab ! Dans le monde contemporain, il y a des femmes qui m'inspirent énormément — Théodora qui explose en ce moment. Il y a aussi une chanteuse émergente que j'aime beaucoup qui s'appelle Naïka. Et pour rêver complètement… Angèle ! Et Charlotte Cardin aussi, elle a une très belle voix.
Est-ce qu'il y a une technique vocale qui a vraiment changé ta façon de chanter ?
Oui, le trille de lèvres — en gros faire le bruit du cheval avec les lèvres. C'est un des seuls exercices qui permet d'exploiter toute ton amplitude vocale sans fatiguer les cordes vocales. Et plus récemment j'ai découvert qu'on peut faire le même exercice avec une paille dans un verre d'eau — tu peux même visualiser la puissance vocale que tu émets en regardant les bulles. Ça m'a rendue plus agile vocalement et meilleure sur la gestion de la respiration.
Et avant de monter sur scène, t'as un rituel ?
Oui, d'abord bien respirer — une grande inspiration, une grande expiration. Et puis il y a une phrase que je répète comme des vocalises : "Il faut rire, rire , rire , rire dans les champs et dans le prés. Le printemps est là il faut rire ! Ah Ah Ah. Rire dans les prés." Je l'ai apprise lors d'une masterclass avec une chanteuse qui s'appelle Prisca Vua. Je la trouve absolument rigolote et elle me détend tout en me faisant bien respirer. C'est parfait !
Tu préfères la scène ou le studio ? Et la scène, ça s'apprend ?
La scène ! Et ça s'apprend complètement ! Au début, quand je postais des vidéos sur les réseaux, je cachais mon visage — on ne voyait que ma bouche ou un paysage flou. J'étais vraiment très timide. Et un jour je me suis dit qu'il fallait que je sorte de ma zone de confort. Je me suis inscrite dans un atelier jazz à Lyon où on faisait plein de petites scènes gratuites. Et juste en essayant, en me disant que j'étais là pour faire passer un bon moment aux gens et leur transmettre des émotions — ça m'a complètement débloquée.
S'il y avait une chanson — pas la tienne — que tu aurais rêvé d'écrire, ce serait laquelle ?
Hier Encore de Charles Aznavour. Les mots sont tellement bien choisis, il y a une mélancolie intemporelle. Et cette façon de parler-chanter que j'admire tellement chez lui — c'est quelque chose que j'essaie de faire aussi dans certaines de mes chansons. Pour moi Charles Aznavour était très fort pour manier les mots à la perfection, avec une qualité d'interprétation sublime. C'est un sans-faute.
Si tu devais décrire ta musique en trois mots ?
Chaleureuse. Poétique. Et… interprétée — dans le sens où j'aime vraiment incarner les textes, me glisser dans un personnage. J'espère en tout cas que c'est ce que les gens ressentent en l'écoutant !
Tu travailles sur de nouveaux projets ?
Oui, je travaille sur mon deuxième EP, mais pour l'instant je préfère sortir single par single pour ne pas trop tarder. Le prochain single mélange créole, anglais et français. C'est une chanson assez romantique, un peu naïve, sur le thème de l'amour — elle raconte l’histoire d’une personne qui se confie à une amie après une belle rencontre. Quelqu'un d'amoureux de la vie, qui profite sans contrainte.
Et La Reine des réseaux, c'est aussi un single récent ?
Il est déjà sorti ! Et c'est marrant parce que je disais qu'il vaut mieux écrire pour soi que pour les réseaux sociaux — et paradoxalement celui-là est né d'un challenge TikTok. Il y avait une influenceuse qui sélectionnait des créatrices de contenu pour les former aux réseaux sociaux. J'avais écrit un petit couplet et un refrain là-dessus, les gens ont bien accroché, alors j'en ai fait quelque chose. Mais c'était vraiment très second degré !
C'est quoi la dernière chanson que tu as écoutée en boucle ?
Soleil de Naïka ! C'est une artiste que j'écoute beaucoup en ce moment, elle se définit comme une artiste world pop, elle est haïtienne et elle chante en français, en créole haïtien et en anglais. Donc forcément, dans sa musique je me retrouve beaucoup. Et Soleil en particulier… tu sais ce côté voix [intimiste], un peu nostalgique qu'on retrouve chez Aznavour ? Elle l'a complètement. Elle manie les mots à la perfection dans cette chanson, c'est absolument magnifique.
Est-ce que ta vie a changé depuis que tu t'es lancée vraiment dans la musique ?
Oui, complètement. J'ai quitté un travail hyper stable pour essayer de vivre de la musique. Je me sens beaucoup plus épanouie, alignée avec mes idées, alignée avec moi-même. Ce n'est pas facile tous les jours, c'est une situation incertaine — peut être que dans deux ans je retournerai dans la fonction publique. Mais quoi qu'il arrive, je sais que je ne le regretterai jamais de ma vie.
Un dernier mot pour les élèves qui lisent ce blog et qui n'osent pas se lancer ?
Osez ! On n'a qu'une vie. Si tu ne t'y mets pas maintenant, dans dix ans tu seras toujours au même stade. Et puis… écoutez de la musique, propagez-la autour de vous. C'est ça le nerf de la guerre, et ça rassemble le monde !
De la télécommande-micro de ses 5 ans aux scènes lyonnaises, Shawenda a suivi le fil de sa propre voix, patiemment, sincèrement, un accord à la fois. Son EP Noctambule est disponible sur toutes les plateformes de streaming. Fermez les yeux, appuyez sur play, et laissez-vous porter.
Retrouvez Shawenda ici pour suivre ses actualités
Et si comme elle, vous sentez quelque chose vibrer en vous quand vous entendez une belle chanson, peut-être est-il temps de lui donner une voix.
Envie de vous lancer, vous aussi ? Chant, guitare, piano… Peu importe votre niveau ou votre âge, il n'est jamais trop tard pour commencer. Les professeurs Allegro Musique viennent directement chez vous, à votre rythme, dans votre style.




